L'Art contemporain dans son ensemble est en sympathie avec les formes et son objet froid : la géométrie. L'Art Nomade, loin de toutes géométrisations ou arpentages, est en relation directe avec les éléments simples que sont l'air, l'eau et le feu dont les diverses manifestations échappent à l'explication rationnelle car ils invitent à la rêverie et non aux rêves. Les rêves ont pour territoire l'inconscient tandis que la rêverie déborde l'objet sur lequel elle se concentre, le feu lors de la veillée, le ruisseau, lors d'une baignade. De ces moments en suspend que d'images ressurgissent comme, « le déjeuner sur l'herbe », ou « les mangeurs de pomme de terre » ! Oui, l'Art émane des rêveries durant les longues veillées près du foyer non loin de la source qui se mêle au souffle du vent conteur. Près du foyer s'évapore le formalisme objectif et géométrique. Si ces formalismes éclairent, ils n'expliquent pas le mystère, ancré en nos âmes et qui naît en nos mains. Par effet de débordement, l'air, l'eau et le feu, de même engeance, suscite la passion. Nous pouvons espérer atteindre la substance de l'art.