Dans le domaine de la sculpture, je m’intéresse aux artefacts transparents ou opaques, exprimant le pur et l’impur. L’installation réalisée pour Arty-Ecology me donne l’opportunité d’exprimer la nécessité des arbres en la régénération de l’eau sur notre planète. L’arbre pris sous l’angle d’un système rhizomorphe est porteur d’énergies. Il n’est pas étonnant de considérer son importance dans les différentes cultures humaines.
L’artefact choisi, l’arbre transparent, est traversé par la lumière et réagit comme un prisme. Cela a une certaine incidence sur l’environnement. Rien de spectaculaire, mais si l’on est attentif à l’écoulement du temps, s’imprégnera en nous la magie de la lumière.
Les multiplicités, aussi, véhiculées par le film et les moniteurs vidéos représentent les obsessions des civilisations modernes. Ces multiplicités se répandent à grande vitesse, semblables à des épidémies, sur des territoires, terrains et milieu homogènes comme à travers du verre. L’art est l’expression de cette force de déterritorialisation et d’occupation d’espaces.
Le projet présenté est une transgression de frontière entre monde végétal et urbain. Il s’articule à partir d’une sculpture monumentale d’arbre en verre acrylique, parcourue par la fulgurance des vidéos. Les vidéos se déclinent sous forme de projection géante sur la sculpture et par la retransmission de ces dernières sur des petits moniteurs LCD. Les vidéos sont la sève de cette installation.